Hanoi sappela Thang Long par le passé, sous le règne de Ly Thai To, en 1010, lorsquil en fit sa capitale. Plus tard elle se nomma Dong Kinh, qui se transforma en Tonkin pour les Européens qui dénommèrent ainsi tout le nord du pays.
Tous les Empereurs et rois du passé façonnèrent Hanoi selon les principes de la géomancie, de ses critères dorientation astrologiques et ésotériques. Au XVIII° siècle lEmpereur Gia Long décida de transférer la capitale à Hué. Sa grandeur du passé fut progressivement détruite et il nen reste rien aujourdhui.
Une légende raconte quun pêcheur du nom de Le Loi sétait vu confier, par la tortue sacrée du lac, une épée magique pour défendre le royaume contre lenvahisseur Ming. Il souleva alors le peuple vietnamien, remporta de nombreuses victoires et contient les Chinois durant une dizaine dannées. Un jour que le souverain se promenait sur les bords du lac, lépée quitta son fourreau et au moment de tomber à leau, fut interceptée par la tortue qui lentraîna au fond.
Sur les rives du lac Hoàn Kiêm se trouve le temple en Ngoc Son, construit sous la dynastie des Tran (1225 - 1400), auquel on accède par un pont de bois pourpre appelé « pont du soleil levant » ou encore « Au devant des lueurs matinales ». On y célèbre Trân Hung Dao, vainqueur des Mongols au XIII° siècle, le génie des lettres Van Xuong et le précurseur de la médecine La To.
A lentrée se trouve la Tour du Pinceau et le Socle de lencrier, portique de lEcritoire hommage à la littérature. Deux gros caractères chinois signifiant « Phuc » (Bonheur) et « Loc » (Abondance) ornent les deux côtés du portique frontal. Plus loin est la « Terrasse pour la contemplation de la lune ».
Ce temple abrite une tortue géante qui date du XV° siècle, mesurant 2,10 m de long et pesait 250 Kgs.
Edifiée au XI° siècle au milieu dun bassin, le roi Ly Thai
To la fit construire en lhonneur de la déesse Quan Am
pour la remercier du rêve quil fit. Elle lui apparut assise
sur un lotus, lui tendant un petit garçon. Il épousa
peu après une belle paysanne et eut lhéritier
désiré.
Cette pagode a la particularité de reposer sur un seul et unique
pilier, censé évoquer le lotus ou était assise
la déesse.
Construit en 1070 et consacré au culte de Confucius, le temple de la littérature accueillait jadis les princes et les enfants des mandarins et fût en fait la première université du Vietnam. On y enseigna pensée et morale confucéennes jusquà la fin du XVIII° siècle, date à laquelle luniversité fut transférée à Hué. Aujourdhui le temple accueille toute aide et coopération d'organisations culturelles et scientifiques, ainsi que des individus intéressés par des recherches, la préservation et le développement de la culture nationale du Viêt-nam.
Confucius (551-479 av. JC) (Kung fu - tse) était originaire du Royaume de Lu en Chine antique, (zone actuelle de Qufu, province de Shang Dong). Confucius était le grand philosophe et l'enseignant qui a fondé une doctrine portant son nom, le confucianisme, qui a eu un fort impact sur la culture, la psychologie et l'éthique des chinois et d'autres peuples des pays voisins, y compris le Viêt-nam. Confucius a été honoré comme l'Enseignant de dix mille générations.
Le Temple d'Université de Littérature est non seulement un symbole du Confucianisme mais aussi un vestige culturel et historique extrêmement significatif du Viêt-nam. en général et de Hanoï en particulier.
Selon l'Histoire Complète du Grand Viêt-nam. : en Automne de l'année Canh Tuat, la deuxième année de Vu (1070), au 8ème mois lunaire, pendant le règne de Kinh Ly Thanh Tong, le Temple de Littérature était construit. Les statues de Confucius et de ses quatre disciples parmi les meilleurs ont été taillées, ainsi que 72 autres statues de savants Confucéens qui ont été peintes. Des cérémonies leur ont été consacrées dans chacune des quatre saisons. Les Princes héritiers ont étudié ici.
Bien que Van Mieu - Quoc Tu Giam (le temple) ait été réparé et reconstitué plusieurs fois durant plus de 900 ans il préserve toujours son style architectural antique des dynasties successives et des reliques précieuses reflétant la civilisation dalors. On y trouve le pavillon consacré à la constellation de la littérature (Khue Van Cac), le bien de Clarté Céleste (Thien Quang Tinh), la Grande Maison des Cérémonies, la statue de Confucius, les dragons en pierre, le mur antique, les pierres d'encre. Et aussi le banyan et le frangipanier ainsi que d'autres arbres séculaires qui ont été témoin de beaucoup de festivités, de cérémonies, de discussions littéraires, de sessions d'étude et dexamens.
Le portique dentrée est monumental, suivit par deux cours avant de parvenir au « Pavillon de la Pléiade », édifice carré avec emblème du soleil sur les quatre côtés dédié à cette constellation symbole de la vie littéraire.
Au milieu de la troisième cours est le « Puits Céleste », dun intérêt particulier avec, sur les côtés, 82 stèles soutenues par des tortues de pierre. Elles ont été érigés entre 1484 et 1780. Y sont gravés les noms de 1306 lauréats des concours mandarinaux qui se déroulèrent sous la dynastie Lê.
Vient ensuite le portique des « Bons Résultats » pour accéder à la quatrième cour et au temple principal. Enfin, la dernière cours abritait luniversité proprement dit.
A lintersection de la Thanh Niên et de Hüng Vuong, près du lac de lOuest, est la pagode Quán Thánh. Le soir, à la tombée du jour, de jeunes gens investissent la cour de la pagode pour y pratiquer leur art. De petits groupes de différents niveaux se côtoient, enfants compris, sous lil bienveillant de Tran Vo, le génie gardien du nord, à qui cette pagode est dédiée depuis le XI° siècle.
Cest un art vieux de plusieurs siècles où lon retrouve le monde paysan intimement attaché à leau et aux fêtes liées aux activités agricoles (le printemps, les semences, les récoltes etc ). Sexprime au travers des personnages toute lâme de la rizière vietnamienne, traditions, rituels, animaux familiers, dieux et génies divers.
Leau, partie intégrante des scènes et du décor, dissimule judicieusement toute la mécanique et les jeux des marionnettes maniées avec adresse et grande virtuosité. Le spectacle, succession de petits sketches, est rythmé par la musique et les instruments traditionnels quun petit orchestre, en tenue traditionnelle, accompagne de son concert. Il évoque la fête des récoltes, la chasse au renard ou aux grenouilles, courses de pirogues, visite du roi, légendes, jeux denfants etc